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Inégaux face au risque : Haïti (2010) et Christchurch (2011)
Objectif : Montrer qu’à aléa comparable, le bilan d’une catastrophe dépend avant tout de la vulnérabilité des sociétés.
Notions : vulnérabilitédéveloppementrésilience
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Documents
Document 1 · Haïti, 12 janvier 2010
Un séisme de magnitude 7,0 frappe à 25 km de Port-au-Prince, l’une des villes les plus densément peuplées et les plus fragiles des Amériques. Le palais national et le siège de l’ONU s’effondrent. L’État perd une grande partie de son administration et de ses infrastructures ; environ 1,5 million de personnes vivent ensuite dans des camps de fortune.
Document 2 · Christchurch, 22 février 2011
Un séisme de magnitude 6,2, peu profond et tout proche du centre-ville, provoque des accélérations du sol parmi les plus fortes jamais mesurées en ville. La cathédrale et une partie du centre s’effondrent. 115 des 185 victimes meurent dans l’effondrement d’un seul immeuble. L’État rachète environ 7 000 propriétés situées dans une « zone rouge » trop dangereuse.
Document 3 · Comparer les bilans
| Haïti 2010 | Christchurch 2011 | |
|---|---|---|
| Magnitude | 7,0 | 6,2 |
| Morts | 100 000 à 316 000 | 185 |
| Coût | 7,8 Md$, ≈ 120 % du PIB | ≈ 40 Md$ néo-zélandais |
Questions
Compare la magnitude des deux séismes. Lequel est le plus puissant ?
Compare le nombre de morts. Que remarques-tu ?
Explique cet écart à l’aide des documents.
Pourquoi le coût d’Haïti est-il plus « lourd » alors que son montant est plus faible ?
Quelle mesure montre la capacité de la Nouvelle-Zélande à se relever ?
Complète la phrase : « Le risque dépend de l’aléa, mais aussi… »
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Corrigé
Compare la magnitude des deux séismes. Lequel est le plus puissant ?
Celui d’Haïti (7,0) est plus puissant que celui de Christchurch (6,2), mais les deux sont proches des villes et peu profonds : l’aléa est comparable.
Compare le nombre de morts. Que remarques-tu ?
Haïti compte entre 100 000 et 316 000 morts, Christchurch 185 : le bilan est des centaines de fois plus lourd en Haïti.
Explique cet écart à l’aide des documents.
La vulnérabilité est très différente : en Haïti, pays très pauvre, les bâtiments ne respectent pas de normes parasismiques, la ville est très dense et l’État est affaibli ; la Nouvelle-Zélande, pays riche, applique des normes de construction strictes et dispose de secours organisés.
Pourquoi le coût d’Haïti est-il plus « lourd » alors que son montant est plus faible ?
Parce qu’il représente environ 120 % du PIB haïtien : le pays perd plus qu’une année entière de richesse produite.
Quelle mesure montre la capacité de la Nouvelle-Zélande à se relever ?
Le rachat par l’État de 7 000 propriétés de la « zone rouge » : la société a les moyens de se réorganiser (résilience).
Complète la phrase : « Le risque dépend de l’aléa, mais aussi… »
« … de la vulnérabilité des sociétés, liée à leur niveau de développement. »
Pour aller plus loin
Source : Mémoire du Globe — memoire-du-globe.fr/pedagogie/haiti-christchurch.html