Accueil › Enseignants › Lisbonne (1755) : quand une catastrophe invente la prévention
Lisbonne (1755) : quand une catastrophe invente la prévention
Objectif : Montrer qu’une catastrophe peut transformer la manière dont une société pense et prévient les risques.
Notions : aléapréventionreconstructionrésilience
Astuce : choisissez « Enregistrer au format PDF » dans la fenêtre d’impression pour obtenir un PDF.
Nom : ................................................ Classe : ............ Date : ............
Documents
Document 1 · Le matin de la Toussaint
Le 1er novembre 1755, jour de la Toussaint, un séisme de magnitude estimée entre 8,5 et 9 frappe Lisbonne alors que les églises sont pleines. Un tsunami submerge ensuite le port, puis des incendies ravagent la ville pendant cinq jours. Une grande partie de la capitale portugaise est détruite, dont le palais royal et sa bibliothèque. Le tsunami frappe aussi les côtes du Maroc et de l’Espagne et il est observé jusqu’aux Antilles.
Document 2 · Les chiffres clés
Document 3 · Reconstruire et comprendre
Le marquis de Pombal, principal ministre du roi, dirige une reconstruction rationnelle : les rues du quartier de la Baixa sont tracées à angle droit et les nouveaux immeubles sont conçus pour mieux résister aux séismes. Il fait aussi envoyer un questionnaire aux paroisses du pays pour recueillir des observations sur la secousse : on y voit l’une des origines de la sismologie moderne. En Europe, Voltaire et Rousseau débattent : la catastrophe est-elle voulue par Dieu, ou les hommes en sont-ils en partie responsables ?
Auteur inconnu · Domaine public, via Wikimedia Commons
Questions
Pourquoi le séisme a-t-il fait autant de victimes ce jour-là ?
Montre que la catastrophe combine plusieurs aléas.
Quels territoires, en dehors de Lisbonne, ont été touchés ?
Relève deux mesures prises par Pombal. Laquelle relève de la prévention ?
Pourquoi peut-on dire que Lisbonne a fait preuve de résilience ?
Selon toi, la catastrophe est-elle seulement « naturelle » ? Appuie-toi sur le débat entre Voltaire et Rousseau.
Afficher le corrigé
Corrigé
Pourquoi le séisme a-t-il fait autant de victimes ce jour-là ?
Il a frappé le matin de la Toussaint, alors que les églises étaient pleines ; les bâtiments se sont effondrés sur les fidèles, puis le tsunami et les incendies ont aggravé le bilan.
Montre que la catastrophe combine plusieurs aléas.
Un séisme, puis un tsunami qui submerge le port, puis des incendies pendant cinq jours.
Quels territoires, en dehors de Lisbonne, ont été touchés ?
Les côtes du Maroc et de l’Espagne ; le tsunami est observé jusqu’aux Antilles.
Relève deux mesures prises par Pombal. Laquelle relève de la prévention ?
La reconstruction de la Baixa avec des rues droites et des immeubles conçus pour résister aux séismes (prévention) ; l’enquête auprès des paroisses pour comprendre la secousse.
Pourquoi peut-on dire que Lisbonne a fait preuve de résilience ?
La ville a été reconstruite selon un plan nouveau, mieux pensé et plus sûr : la société s’est relevée en tirant les leçons de la catastrophe.
Selon toi, la catastrophe est-elle seulement « naturelle » ? Appuie-toi sur le débat entre Voltaire et Rousseau.
Réponse argumentée. L’aléa est naturel, mais le bilan dépend aussi des choix humains : Rousseau soulignait que les habitants s’étaient entassés dans des maisons hautes et serrées. C’est l’idée moderne de vulnérabilité.
Pour aller plus loin
Source : Mémoire du Globe — memoire-du-globe.fr/pedagogie/lisbonne-prevention.html